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Armoiries des chevaliers de Friesen
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Le village de Friesen est porteur d'un passé historique particulièrement riche. Après Jean-Georges Stoffel, qui, en 1869, avait fouillé en vain le Goldigberg, en amont de la jardinerie Kilian, les fouilles de Karl Gutmann permirent de localiser le site romain de Larga (entre le terrain de foot-ball, le Largitzerbachla et la piste cyclable). Des publications de 1905 et 1908 rendent compte en détail de ses importantes découvertes. A son tour, Roger Schweitzer, en 1964 mit au jour sous le Goldigberg un temple circulaire antique.

En s'établissant à la fin du XIIIe siècle à Friesen, les Frères hospitaliers de Saint Jean de Mulhouse vinrent encore enrichir le passé de notre commune. Il s'avère que c'est l'unique lieu d'implantation de l'Ordre de Malte dans le Sundgau...

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SOCIETE D'HISTOIRE DU SUNDGAU

Friesen et l'Ordre de Malte

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Quelques vagues traces dans un pré, sur la rive droite de la Largue, tout ce qui reste de la cour franche de Friesen

La Commanderie de Friesen

Bien des historiens avaient fait mention de l'existence d'une "commanderie" des frères hospitaliers de St Jean de Jérusalem, au bord de la Largue, sur le ban de Friesen. Dans le village, on avait gardé la mémoire du lieu-dit Freihof (cour franche), mais l'endroit était vierge de tout vestige visible. Pourtant, durant cinq siècles, la vie des villageois de Friesen avait été conditionnée par la présence de cet important ensemble fermier.

Au cours de son histoire, la propriété était composée d'un bâtiment résidentiel, de granges et autres bâtiments et dépendances agricoles, bordés de fossés, ainsi que d'une série d'étangs. L'accès au domaine était commandé par un pont-levis.

Tout avait débuté par la construction d'une maison forte, Wehrhaus en allemand, sur les bords de la Largue, par un de ces nombreux chevaliers-paysans, un noble local, dont les descendants porteront au XIIIe siècle le nom à particule "de Friesen".

Le domaine du Freihof changera de dénomination au fil du temps. Désigné par le terme de Wehrhaus en 1300, il sera appelé au cours des siècles curia, domus, Haus, Hof, Freihof, Burgstall, cour franche. Dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, le nom officiel du domaine fut Commenturei ou commanderie. Finalement, au temps de la Révolution, la population désignait le Freihof par le terme de Schlösslen (châtelet).

Lorsque éclata la Révolution, les possessions des chevaliers de l'Ordre de Malte furent déclarés "biens nationaux" et vendus aux enchères comme tels. Le "Schloesslen" proprement dit, avec toutes ses dépendances fut mis aux enchères au prix initial de 4 000 livres.

Nous ignorons ce qu'il advint de la propriété par la suite. Lorsque l'on établit le cadastre dit "napoléonien" à Friesen, en 1831, il n'est plus fait mention du Freihof. Mais le nom attaché au site constitué de prés est resté en usage jusqu'à nos jours.

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